Croizet Bages - Pauillac 2010
Le domaine est né au début du XVIIIème lorsque les frères Croizet, l’un notaire, l’autre greffier, le constituent par achats successifs de parcelles. Après être passé en 1790 dans les mains de Jean de Puytarac, il est acheté par Julien Calvé en 1853 et prend le nom de Calvé-Croizet à Bages. En 1855, il est classé 5ème grand cru sous son nom actuel. Un temps propriété de l’industriel américain Jean-Baptiste Monnot, qui possédait la marque "Klaxon", le domaine est acheté en 1942 par Paul Quié, courtier en vins à Bercy. Son fils lui succède en 1968 et ce sont actuellement ses petits-enfants, Jean-Philippe et Anne-Françoise Quié qui ont en charge la propriété. Jean-Philippe Quié assure la direction du domaine avec l’aide de Jean-Louis Camp, œnologue, Directeur technique et commercial. Situé sur le plateau de Bages, au sud immédiat de Pauillac, le vignoble de 30 ha s’étend sur des sols de graves avec sous-sol de sables graveleux et ferrugineux. L’encépagement est constitué de cabernet sauvignon (60%), de merlot (32%) et de cabernet franc (8%). L’âge moyen du vignoble, complètement reconstitué, est de 35 ans et la densité de plantation de 8.000 pieds/ha. Le palissage a été rehaussé au cours des années récentes pour améliorer l’exposition. La culture est faite de façon traditionnelle avec sous-solage, amendements naturels, taille en guyot double, ébourgeonnage, effeuillage et vendanges vertes. Le domaine produit depuis 1998 un second vin "La Tourelle de Croizet-Bages". Avant les vendanges, un tri qualitatif minutieux est fait sur pieds avec élimination des raisins impropres. Les vendanges sont ensuite effectuées à la machine. Après macération pré-fermentaire à froid de 48 heures avec enzymage et saignée, les fermentations sont conduites lot par lot en cuves béton. Les vins sont ensuite élevés pendant une douzaine de mois en fûts de chêne (25% neufs) avec assemblage après 6 mois. Le vin, par le passé irrégulier et manquant de puissance et de complexité, a longtemps été jugé comme inférieur à son classement et à ses voisins. Les efforts entrepris récemment semblent porter leur fruit et permettent d’espérer une amélioration durable. La production annuelle totale (grand vin et second) est d’environ 150.000 bouteilles. La commercialisation est faite à la fois en direct et par le négoce de la place de Bordeaux.